Quelques repèresMarie-Noëlle Paschal, sur la rétrospective 2014La Provence, sur "d'Elle", 2012Gérard Engrand, sur "d'Elle", 2010

Chiara Palermo, sur "Silences", 2010

R-D Carmagnolle, sur "d'Elle", 2010

Anny Pelouze, sur "d'Elle", 2009

Anny Pelouze, sur "Episodes", 2007Bruno Groensteen, Bô magazine, 2007

Michel Cazenave, sur "Empreintes", 2005

Anny Pelouze, sur "Lisières", 2002

Jacqueline Helleux, 2004

La Voix du Nord, 2002

Michel Random, sur "Lisières", 2001

Michèle Vilet, 1988

Jean Hoyoux, 1986

Anny Pelouze, "de ma peinture", 2008

 

... quelques repères

La pratique de langages symboliques (écoute des rêves, symbolique planétaire, mythes, théologie) fonde son chemin.

De son enfance à Alger, elle garde le goût des couleurs, la mémoire des lumières, la fragrance des parfums, la transparence des horizons ouverts sur les collines et la mer. Mais aussi, cette expérience de la guerre, mélange d’exaltation et de tragique...

En 1974, elle s’accorde de peindre (huile, dessin, pastel, gouache) puis s’initie à la gravure et expose huit ans plus tard au salon du Bourget (1982). A cette occasion, elle obtient le prix de dessin et, la même année, est sélectionnée au Salon d’automne. Elle installera successivement son atelier à Auvers-sur-Oise, Liège, Lille, Tournai et, depuis 2004, à Barjols.

En 1991, après une exposition sur le thème de la spirale et un voyage dans des monastères en Grèce, l’icône et sa tradition l’interpellent si fortement qu’elles vont prendre place pendant 9 ans, durant lesquels elle suspend son parcours de peintre pour « écrire » selon cette tradition et étudier sa théologie. Elle pratique également le chant liturgique. En 2000, le manque de création personnelle devenant trop pressant, la peinture reprend son espace, enrichie des matières de l’icône.

Les séries « Lisières » (2000-2002) puis « Empreintes » (2002-2004) marquent ce retour. Aux matériaux traditionnels de l’icône (pigments et peinture a tempera, or) viennent se joindre l’encre de Chine et, parfois, l’encre taille douce. Le support devient papier, d’Arches puis coréen, faisant toujours le lien avec l’exprimé : la lisière des mondes, cette disposition intérieure où le monde matériel révèle aussi sa part de magique. La frange de la feuille elle-même commence à faire sens et sera progressivement mise en valeur, en soulignement et transgression des frontières. Suit un travail en empreinte, après une lithographie réalisée en 2001 pour la collection Novotel. Mis en relief ou en mouvement, le papier reste son support de prédilection dans les séries « Episodes » (2005-2007), « Silences » (2007-2009) et « Fluides » (2008-2009). Après des années de peinture sur toile, sur bois puis sur papier, le support s’assouplit encore et c’est le textile qui entre dans sa recherche lors de la série « Veilleurs » (2006). De là, le surlignage des bordures se fait explicite.

Cette période 2000-2007 affirmera son travail pictural sur la verticale, en tant que lien terre-ciel, et sur la trace, à la fois empreinte et mémoire. Aujourd’hui, avec la série « d’Elle » commencée en 2007, elle poursuit l’intégration de ces deux lignes de force. Questionnement et quête de l’origine, l’exposition "d’Elle : origine et métamorphoses de la Grande Déesse", au musée de Quinson (2012), présente plus d’une quarantaine d’œuvres dans un dialogue artistique et scientifique sur les multiples visages de la Déesse.

Parallèlement, cette quête de sens se traduit dans d’autres domaines : son enseignement et l’activité d’art-thérapeute (qu’elle a menée jusqu’en 2003) se réfèrent à une vision globale, tri-unitaire, de la personne (corps-âme-esprit). Dans les ateliers qu’elle a animés, des supports concrets (peinture, argile, dessin méditatif, voix, geste) et psychologiques (écoute, art-thérapie, symbolisme…) associaient également des pratiques relevant plus traditionnellement de l’être (assise silencieuse, référence à des textes sacrés).