Quelques repèresClaude Haza, sur "Silences" et "Fluides", 2016Roland Duclos, "d'Elle" Chamalières 2016

presse Chamalières 2016Michel Gathier, sur Silences et Fluides, 2016Marie-Noëlle Paschal, sur la rétrospective 2014Gilbert Sauvan, préface, 2012La Provence, sur "d'Elle", 2012Gérard Engrand, sur "d'Elle", 2010

Chiara Palermo, sur "Silences", 2010

R-D Carmagnolle, sur "d'Elle", 2010

Anny Pelouze, sur "d'Elle", 2009

Anny Pelouze, sur "Episodes", 2007Bruno Groensteen, Bô magazine, 2007

Michel Cazenave, sur "Empreintes", 2005

Anny Pelouze, sur "Lisières", 2002

Jacqueline Helleux, 2004

La Voix du Nord, 2002

Michel Random, sur "Lisières", 2001

Michèle Vilet, 1988

Jean Hoyoux, 1986

Anny Pelouze, "de ma peinture", 2012

 

Anny Pelouze, "Episodes", 2007

Leur histoire a débuté dans un lieu particulier, comme un immense cube, un espace de tant de possibles, au cœur d’un village provençal.

Sous le toit de ce lieu d’art et de culture naissant, c’est peut-être bien le souffle du vent qui les a inspirés. Et le vent, c’est bien connu, raconte toutes sortes d’histoires, des histoires venant de partout et nulle part, des histoires qu’il chante, murmure, invente à sa guise…

Alors, je me suis mise à rêver celles qu’il m’apportait ; à les tramer de nouvelles, en brins, en bris, de nouvelles encollées pêle-mêle, réel et imaginaire liés ; à les tisser dans l’écriture de mots ; à restituer des textes froissés par le voyage, délavés par la pluie ; à improviser l’aventure d’images plissées, fendues, lissées, fractionnées.

Après, comme dans ce pays la lumière donne tout, je les ai enluminées d’une manière vagabonde, à coups de pinceaux rebelles à toute ligne régulière. Ou, plutôt, je les ai voilées d’orange, de rouge, parfois de bleu mais surtout, surtout, du doré du soleil. Enfin je les ai striées, cernées de noir qui exalte toute palette mais aussi toute fête, la rendant plus sensuelle en ses brillances et contrastes.

L’abondance de matière a jailli de l’effeuillage de journaux au papier lisse, souple et solide, parfait complice du jeu. Tout un monde que, jour après jour, Le Monde restitue du monde.

A la lisière entre sculpture, collage et peinture, composant d’eux une sorte de synthèse tactile, les Episodes ont pris forme et espace.

Symbolique oblige : il fallait enfin les placer sur un axe pour les orienter, permettre l’alternance de leurs faces. Verticaux, mis en rotation, la fluidité de leurs reliefs coulée entre les lignes droites d’une structure de métal, ils sont sans endroit ni envers.

Pourquoi donc « Episodes » ?

Peut-être parce que chacun d’eux, ayant sa vibration propre, peut aussi s’intégrer à un environnement lui faisant écho ?

Peut-être par lointaine résonance avec le théâtre grec où les épisodes,  comme autant de tableaux, déroulaient une action, encadrés par les  entrées du chœur…

La seule chose dont je sois certaine est que ce mot s’est invité un matin.