Quelques repèresMarie-Noëlle Paschal, sur la rétrospective 2014Gilbert Sauvan, préface, 2012La Provence, sur "d'Elle", 2012Gérard Engrand, sur "d'Elle", 2010

Chiara Palermo, sur "Silences", 2010

R-D Carmagnolle, sur "d'Elle", 2010

Anny Pelouze, sur "d'Elle", 2009

Anny Pelouze, sur "Episodes", 2007Bruno Groensteen, Bô magazine, 2007

Michel Cazenave, sur "Empreintes", 2005

Anny Pelouze, sur "Lisières", 2002

Jacqueline Helleux, 2004

La Voix du Nord, 2002

Michel Random, sur "Lisières", 2001

Michèle Vilet, 1988

Jean Hoyoux, 1986

Anny Pelouze, "de ma peinture", 2008

 

Chiara Palermo, sur "Silences" (extraits)

J’ai fait la rencontre d'un paysage sonore disparu. Face à cette série, quelque chose de lointain est évoqué. Les vibrations de l'air soufflent des sons oubliés ou que nous n’avons jamais perçus. 

Un travail sur « l'ancestral » est présenté dans la simplicité de ces tableaux d'une fragilité extrême.

Les couches de papier qui constituent l'ouvrage restent en mouvement : leur légèreté est la cause d'une vibration possible lors de notre passage devant le tableau. La vibration des couleurs se transfère dans la vibration de la matière par ces ondes qui traversent les « silences ».(…)

Le silence est le cri d'une impuissance de l'art face à l’indicible. Dans diverses interviews, l'artiste avoue la « nécessité intérieure » de sa production, la quête d'un sens : ce sens se manifeste ici seulement lorsqu’il garde un visage voilé, seulement si nous gardons une part du non-dit. (…)

Sa fragilité est l'expression de la condition humaine. L'homme reste protagoniste de cette nouvelle perception et représentation de l'espace, de son ouverture aux vides qui est également l'expression de ses possibilités.

L'homme se reconnaît dans la même verticalité et dans la force qui émane de la substance de l'œuvre.

Cette dimension du possible, du toujours là, préexistant, d’un signifié qui précède le langage et sollicite l’imaginaire individuel et collectif, est la dimension même du symbolique cher au travail d’Anny Pelouze. Elle nous apporte, à travers cette ouverture du sens, la dimension d'un temps mythique où l'homme cherche à retrouver la mémoire de l’essentiel. (…)

Le dessin se mélange aux plis du papier, les traces du geste de l'artiste surgissent comme des événements en même temps que les mouvements de la matière.

L'espace du tableau réclame notre écoute et notre attention pour saisir « l’à-paraître » du fond de la forme et de son devenir… qui est le notre.